Le vol d’IBAN est l’une des menaces les plus sous-estimées en matière de cybersécurité. Beaucoup pensent qu’il ne sert qu’à recevoir des virements. Pourtant, entre les mains de cybercriminels, il peut devenir un outil dangereux pour prélever illégalement de l’argent, souscrire à des services à votre nom ou lancer des escroqueries ciblées d’une efficacité redoutable.

En 2025, les fuites massives de données se multiplient à un rythme alarmant. France Travail, Bouygues Telecom, Air France… autant d’attaques qui exposent les données personnelles et bancaires de millions de Français. Les coordonnées IBAN circulent déjà dans des réseaux criminels, souvent à l’insu des victimes. Celles-ci ne découvrent le problème que trop tard, lors d’un prélèvement non autorisé ou d’une opération suspecte.

Qu’est-ce qu’un IBAN et pourquoi il est si sensible

L’IBAN, ou International Bank Account Number, est l’identifiant unique de votre compte bancaire. Il permet d’effectuer des virements ou des prélèvements au niveau national et international. Il contient le code pays, un code de contrôle, l’identifiant de la banque et le numéro de compte.

En théorie, la seule possession de votre IBAN ne permet pas à quelqu’un de retirer de l’argent de votre compte par virement. En réalité, il peut être utilisé pour mettre en place des prélèvements SEPA frauduleux ou renforcer la crédibilité d’arnaques visant à obtenir d’autres informations sensibles. Lorsqu’il est combiné à des données comme votre nom, votre adresse ou votre email, son potentiel d’exploitation par des fraudeurs augmente considérablement.

Les véritables risques liés au vol d’IBAN

Le premier risque est celui des prélèvements non autorisés. Un fraudeur peut initier un mandat de prélèvement en se faisant passer pour un créancier légitime. Si vous ne surveillez pas régulièrement votre compte, ces opérations peuvent perdurer plusieurs mois avant d’être détectées.

Le deuxième danger réside dans la souscription d’abonnements indésirables. Les criminels peuvent utiliser votre IBAN pour vous abonner à des services payants, souvent difficiles à résilier, ce qui entraîne une perte financière continue.

Un troisième risque, plus grave encore, est l’usurpation d’identité à des fins de crédit. Avec un IBAN et des données personnelles complémentaires, un fraudeur peut contracter un prêt à votre nom, vous laissant responsable d’une dette dont vous n’êtes pas l’auteur.

Enfin, l’IBAN peut servir dans des attaques de phishing ciblées. Un message malveillant qui contient vos véritables coordonnées bancaires paraît plus crédible et augmente les chances que vous tombiez dans le piège.

Comment les fraudeurs obtiennent votre IBAN

La source la plus fréquente reste la fuite de données suite à une cyberattaque contre une entreprise, un organisme public ou un prestataire. Les pirates informatiques revendent ensuite ces informations sur des marchés clandestins. D’autres méthodes existent. Certaines victimes transmettent elles-mêmes leur IBAN à la suite d’arnaques en ligne, croyant répondre à une demande légitime. Des documents non sécurisés, comme un RIB envoyé par email ou publié sur un site, constituent également une porte d’entrée pour les fraudeurs.

Les usurpations d’identité à partir de comptes en ligne piratés et les intrusions dans des systèmes tiers détenant vos coordonnées bancaires complètent le tableau. Le fait que l’IBAN soit souvent communiqué dans des situations quotidiennes élargit considérablement la surface d’attaque.

Les mesures indispensables pour protéger votre compte

La vigilance est votre première ligne de défense. Consultez régulièrement vos relevés bancaires et surveillez attentivement vos opérations en ligne. En cas de prélèvement non autorisé, contactez immédiatement votre banque pour exiger un remboursement, conformément à la législation. Demandez à mettre en place une liste blanche de créanciers, afin de valider toute nouvelle autorisation de prélèvement. Certaines banques permettent également de confirmer chaque mandat via leur application mobile, ce qui réduit considérablement les risques.

Restez prudent face aux sollicitations suspectes, même si elles semblent provenir de votre banque. Ne communiquez jamais vos coordonnées bancaires par téléphone ou email sans avoir vérifié l’authenticité de la demande. Si vous avez le moindre doute sur une usurpation, demandez un relevé d’information à la Banque de France pour vérifier qu’aucun crédit n’a été ouvert à votre nom.

Que faire si votre IBAN est compromis

Si vous suspectez une compromission, agissez immédiatement. Informez votre banque pour bloquer les prélèvements suspects et, si possible, changer vos coordonnées bancaires. Surveillez vos comptes de manière rapprochée durant plusieurs mois.

Déposez plainte en fournissant toutes les preuves dont vous disposez. Un relevé Banque de France vous permettra également de détecter d’éventuelles dettes ou crédits contractés frauduleusement en votre nom.

Un outil pour savoir si vos données sont déjà en danger

La plupart des victimes ignorent que leur IBAN circule déjà sur des forums clandestins. Pour répondre à ce problème, j’ai créé un outil de diagnostic gratuit qui vous permet de vérifier si vos données ont été compromises, d’évaluer votre niveau de risque et de recevoir immédiatement des conseils personnalisés pour réduire votre exposition.

Cet outil est simple, rapide et accessible à tous. Il constitue une étape essentielle pour reprendre le contrôle avant que les fraudeurs ne passent à l’action.

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Le vol d’IBAN est une menace bien réelle et en forte croissance. Avec la multiplication des cyberattaques, il ne s’agit plus de savoir si vos données vont fuiter, mais quand. Les cybercriminels savent exploiter chaque information et il suffit parfois de quelques jours pour que les conséquences se fassent sentir.

Il est donc urgent d’adopter une posture proactive : surveillez vos comptes, limitez le partage de vos coordonnées bancaires et testez votre exposition dès aujourd’hui. La première étape pour vous protéger, c’est de savoir si vos données sont déjà entre de mauvaises mains.

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