🗞️ Les actus cyber de la semaine
Le numéro du Premier ministre retrouvé dans une fuite de données vieille de deux ans
Le numéro personnel de Sébastien Lecornu circulerait sur Internet à la suite d’une fuite de données ayant touché Le Slip Français en 2024. Cette cyberattaque avait exposé environ 1,5 million d’adresses e-mail, accompagnées notamment de noms, adresses postales et numéros de téléphone. Les mots de passe et données bancaires n’étaient pas concernés.
Selon Le Canard enchaîné, repris par IT-Connect, 25 membres du gouvernement sur 36 auraient aujourd’hui certaines données personnelles accessibles en ligne, provenant de différentes fuites.
Cette affaire illustre parfaitement le problème des bases de données volées : une fuite ancienne ne disparaît pas. Les informations peuvent être conservées, copiées, recoupées et réutilisées plusieurs années plus tard pour du phishing, de l’ingénierie sociale ou des recherches ciblées.
🔗 Source : IT-Connect
Outlook va bloquer deux nouveaux types de pièces jointes jugés à risque
À partir de novembre 2026, Microsoft va bloquer par défaut dans Outlook les pièces jointes aux formats .msix et .msixbundle.
Ces fichiers permettent d’installer des applications sous Windows et ont déjà été utilisés dans plusieurs campagnes cybercriminelles, notamment pour diffuser des logiciels malveillants. Microsoft avait notamment observé en 2023 plusieurs groupes utilisant des paquets MSIX malveillants, certaines attaques ayant conduit au déploiement du ransomware Black Basta.
La mesure concernera Outlook sur le web et le nouvel Outlook pour Windows connecté à Exchange Online. C’est aussi un rappel important : une pièce jointe n’a pas besoin d’être un fichier .exe pour présenter un danger.
🔗 Source : IT-Connect
Dark web : les traces numériques conduisent à l’arrestation d’un vendeur présumé de cocaïne
Un homme de 24 ans est accusé aux États-Unis d’avoir exploité plusieurs boutiques clandestines permettant de vendre et d’expédier de la cocaïne dans le pays et à l’étranger.
Malgré l’utilisation de pseudonymes et de services du dark web, les enquêteurs auraient réussi à recouper différentes traces numériques et physiques : comptes, adresse e-mail, services postaux, pseudonymes et adresses d’expédition. Une opération d’achat sous couverture en mai 2026 aurait ensuite permis de relier directement un colis contenant de la cocaïne à une adresse associée au suspect.
Cette affaire rappelle une réalité souvent fantasmée autour du dark web : anonymat ne signifie pas invisibilité. Les erreurs opérationnelles et le recoupement d’informations restent des outils majeurs d’identification dans les enquêtes cyber.
🔗 Source : ZATAZ
Emailing : la CNIL remet en question le suivi invisible des ouvertures
Les professionnels utilisant des newsletters et campagnes d’emailing doivent désormais s’intéresser de près aux recommandations de la CNIL concernant les pixels de suivi.
Ces minuscules éléments intégrés aux e-mails peuvent permettre de savoir lorsqu’un destinataire ouvre un message. Selon les recommandations évoquées par le Blog du Modérateur, le suivi individuel des ouvertures nécessite désormais le consentement préalable du destinataire.
Cela pourrait obliger de nombreuses organisations à revoir leur manière de mesurer les performances de leurs newsletters et, plus largement, leur utilisation des technologies permettant de suivre les comportements numériques des utilisateurs.
Un webinar consacré à ces nouvelles règles est organisé le 22 octobre 2026, notamment pour aider les professionnels à adapter leurs campagnes.
🔗 Source : Blog du Modérateur
Données de santé : des informations parmi les plus intimes peuvent être exposées
Statut vaccinal, traitements, antécédents médicaux, résultats d’analyses et parfois même informations relatives à la sexualité : TF1 s’est intéressé à la circulation et à la protection de nos données de santé.
Certaines données peuvent être collectées légalement par des acteurs privés dans un cadre réglementé. Mais elles intéressent également fortement les cybercriminels. TF1 rapporte qu’environ 15 millions de profils de santé auraient été volés en 2025, auxquels se seraient ajoutés plusieurs millions d’autres profils compromis durant l’été 2026.
Ces informations sont particulièrement sensibles car elles permettent d’aller beaucoup plus loin que le simple phishing classique. Un fraudeur connaissant le nom d’un médecin, une pathologie ou le détail d’une consultation peut construire un scénario extrêmement crédible.
C’est une nouvelle démonstration de l’importance de ne jamais considérer la connaissance d’informations personnelles comme une preuve de légitimité.
🔗 Source : TF1 Info
Hôtellerie : 135 Go de données clients volées et déjà utilisées pour des arnaques
L’éditeur français Medialog, dont les logiciels de gestion seraient utilisés par environ 1 500 établissements hôteliers, a été victime d’une intrusion ayant permis le vol d’environ 135 Go de fiches clients.
Les informations exposées seraient particulièrement détaillées : identité, date et lieu de naissance, nationalité, coordonnées, téléphone, détails du séjour, numéro de chambre ou encore montant des arrhes. Les données de cartes bancaires et numéros de pièces d’identité ne seraient en revanche pas concernés.
Le danger est déjà concret : plusieurs voyageurs auraient reçu sur WhatsApp de faux messages reprenant les véritables informations de leur réservation, avec un lien dirigeant vers un faux site de paiement.
C’est exactement ce qui rend les fuites de données modernes si dangereuses : l’arnaque n’est plus générique. Elle peut reprendre des informations exactes et confidentielles pour supprimer presque tous les signaux habituels de méfiance.
🔗 Source : Clubic
|